En lisant l’Evangile de Jean

 

      Marie-Pierre Morel 

 

 

« Ces choses ont été écrites,

« pour que vous sachiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,

« et que croyant en son nom, vous ayez la vie » .

                                                                                                              (Jean 20/31)




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Préface

 

             Mademoiselle Marie-Pierre Morel a lu l’Evangile de Saint Jean tel qu’il se trouve dans le texte critique des meilleures éditions du Nouveau Testament (Merk). Elle reçoit le texte tel qu’il est avec toute sa valeur objective, historique et authentifié par le Magistère de l’Eglise Catholique comme inspiré du Saint Esprit. Jean a écrit mais l’Esprit-Saint a guidé son intelligence, sa mémoire, et son coeur, pour que sa plume laisse sur le parchemin des souvenirs conformes à la réalité historique, et pour que, par ses souvenirs d’un témoin oculaire et auriculaire, nous recevions avec une ineffable joie la « Vérité toute entière qui nous délivrera ».

 

             Qui nous délivrera de quoi ? – De la mort qui fut la sentence portée par notre Créateur souverain sur la transgression originelle, telle qu’elle est décrite dans les premiers chapitres de la Genèse, telle qu’elle est dénoncée tout au long de l’Ancien Testament, par le « ministère de la condamnation ».

 

             Dès la première page du Nouveau Testament, saint Matthieu nous donne par le titre même de son livre la contradiction exacte de ce qui s’est passé dans la génération de Caïn : « Livre de la génération de Jésus-Christ ». Contrairement à tous les hommes, Jésus fut conçu d’En-Haut, par la puissance du Saint Esprit, et non de semence d’homme. « Ne crains pas, Joseph, de garder avec toi Marie ton épouse, du fait que celui qui est conçu en elle est de l’Esprit-Saint... ». Cette conception d’En-Haut est mieux encore explicitée par saint Luc qui nous rapporte l’admirable mystère de l’Annonciation.

 

             L’attestation de Dieu le Père : « Celui-ci est mon fils bien-aimé » revient six fois dans les synoptiques et une septième dans la deuxième épître de saint Pierre. Tel fut l’essentiel du témoignage que Jésus a porté devant le peuple choisi, puis surtout, devant les autorités officielles de ce peuple, « assises sur la chaire de Moïse ». « Es-tu le fils de Dieu ? » - « Tu l’as dit, je le suis... » Affirmant son identité, Jésus est condamné comme blasphémateur. En Roi des martyrs, il scelle la Vérité par son sang : « Je suis la voie, la vérité et la vie ».

 

             Et sa glorieuse Résurrection manifeste avec une évidence absolue, qu’il n’a pas blasphémé, même s’il fut crucifié entre deux criminels, même si le grand-prêtre a voulu ainsi disqualifié pour toujours l’homme insolent qui se haussait au titre de fils de Dieu. Il l’est, en la personne divine du Verbe,  qui s’est fait homme.

 

         On comprend ainsi que l’Evangile de Jean présente une conclusion théologique irréfutable, tout en restant collé au déroulement concret des faits, par laquelle nous savons de science sûre que la filiation divine de Jésus condamne d’une manière cruelle et cinglante notre propre génération. Mais nous comprenons enfin que tous les mots dont a souffert l’humanité depuis Adam jusqu’à nos jours, viennent uniquement du fait que nous sommes engendrés par la volonté de l’homme, dans la chair mortelle et le sang répandu, et non pas selon le Dessein éternel et immuable que la Sainte Trinité avait formé dès avant la création de l’Univers, sur son image et ressemblance : le couple humain, homme et femme, temple du Saint-Esprit. Et le voile du sanctuaire de ce temple, l’hymen qui ferme l’utérus, devait n’être pas déchiré : « Ave Maria, virgo prudentissima, mater inviolata ».

 

          Cette vue de foi qui nous montre la vocation sublime de la femme créée vierge, fut celle des Pères, celle de la sainte liturgie, celle des décrets infaillibles du Magistère. Elle s’impose avec une force incoercible, aux lecteurs qui prend le soin de lire le texte sacré de l’Evangile de Jean, en s’aidant de la délicatesse féminine de Marie-Pierre Morel.

 

         Jean a pris chez lui Marie, la mère de Jésus. Qui pourra jamais dire quelle fut l’influence de celle qui fut conçue sans péché, présente au pied de la croix, et enlevée dans la gloire de l’Assomption, sur la psychologie profonde de l’Apôtre bien-aimé ? Nous aurions été si heureux d’avoir un texte de sainte Marie qui nous aurait donné son sentiment sur le quatrième Evangile...

 

                                                                                                                                                 Abbé Joseph Grumel

 

 

 

 

 

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