Introduction

                          à la théologie

                                           scientifique


Abbé Joseph Grumel

 

   

 

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                                         Table des Matières

 

 

 

Introduction :      (p.2-4)   

 

Chapitre 1 : Le témoignage primordial (5-19)

   

Chapitre 2 : La Déchirure   (20-31)

        

Chapitre 3 : A qui le pouvoir ?  (32-43)

    

Chapitre 4 : Moïse ou Aristote ?  (44-55)

  

Chapitre 5 : La prière de Kepler  (56-67)

 

Chapitre 6 : « Contes de fées pour grandes personnes » (68-84)

 
Transition :    (85-87)                
 
Chapitre 7 : Retour aux fondements  (88-101)
  
Chapitre 8 : La Théologie historique  (102-114)
    
Chapitre 9 : Le Fils de l’Homme  (115-128)
           
Chapitre 10 : L’invariant  liturgique  (129-140)
     
Chapitre 11 : Le Maître des sciences  (141-155)
  
Chapitre 12 : La Science des sciences  (156-167)
  
Chapitre 13 : La finalité de l’Univers  (168-184)


                                                   

 

           INTRODUCTION

                                               A LA THEOLOGIE

                                                                                          SCIENTIFIQUE

 

 

Je dédie cet ouvrage au Chef Sacré de notre Seigneur Jésus-Christ, dans lequel résident tous les trésors de la Sagesse et de la Science.

 

La démonstration de la foi s'enracine dans l'Histoire; mais l'Histoire a continué son cours sans que les hommes aient eu le temps de comprendre cette démonstration. Voici pourquoi l'entreprise du Salut de l'humanité n'a pas encore abouti.

 

Explication du titre :

 

Introduction...

 

Notre intention se limite à conduire notre lecteur à l'intelligence exacte de la vérité révélée, afin qu'en la mettant en pratique, il obtienne la vie impérissable, conformément aux promesses divines.

 

à la théologie...

 

Toutes les civilisations qui, au cours des siècles, ont cultivé, puis ravagé les terres, se sont édifiées, puis effondrées en vertu d'une théologie : c'est-à-dire d'un ensemble de croyances et de préceptes qui ont soulevé les individus au-dessus de leur torpeur congénitale pour les pousser, parfois jusqu'à l'héroïsme, à l'habileté technique, artistique, poétique... militaire.... Aucune religion ni philosophie n'a jusqu'ici rendu à la créature humaine le bonheur ni la vie impérissable : ce qui signifie qu'aucune théologie n'a été exempte d'erreur. Il convient seulement d'établir une exception pour les pionniers de la foi dont les exemples n'ont jamais été érigés en norme de comportement, ni vécus en pratique. Ces pionniers qui nous ont donné le Christ ont professé par leurs oeuvres mêmes l'exacte Théologie. L'échec des théologies païennes est évident : aucune n'a présenté à l'humanité la délivrance qu'apporte de soi la Vérité. Les Juifs, qui ont reçu du vrai Dieu ses commandements, ont échoué en raison de leur désobéissance et de leur infidélité. Les chrétiens n'ont pas abouti non plus, malgré l'Evangile dont ils avaient mission d'être les témoins et les bénéficiaires. Des erreurs et des lacunes ont donc subsisté dans la théologie chrétienne. Il est nécessaire,par l'examen critique des deux millénaires de notre histoire d'éliminer ces erreurs pour ne retenir que l'authentique pensée de Dieu.


scientifique.

 

Par l'observation et le calcul, les Sciences offrent aujourd'hui un grand nombre de certitudes, en ce qui concerne la réalité objective de la matière et de l'Univers. L'efficacité de la technique est la preuve de cette réussite, même lorsque cette technique reste au pouvoir d'êtres démunis de sagesse et de conscience. La théologie doit devenir scientifique : non pas en épousant les méthodes propres aux sciences, mais en parvenant, par ses propres méthodes, à une certitude aussi grande que celle des Sciences, et à une efficacité qui conférera à la créature humaine le bonheur et la vie impérissable, conformément au Dessein primordial et éternel de son Créateur. Les Sciences ont réussi par la rigueur de leurs méthodes; il convient d'adopter la même rigueur dans ta conduite de la théologie.

 

L'argument théologique

 

Le critère de la vérité théologique est d'abord et avant tout Dieu lui-même, en raison de sa sainteté et de sa vérité absolues. « C'est vrai parce que Dieu l'a dit ». Sur cet argument repose la révélation ancienne :« Dieu parla à Moïse et lui dit : parle aux enfants d'Israël... » Tout s'établit donc sur l'exacte transmission de la Parole qui sort de la bouche de Dieu. C'est sur ce même argument que repose le Nouveau Testament :« En vérité, en vérité, je vous le dis... » Notre Seigneur Jésus-Christ est le Verbe de Dieu, c'est-à-dire la Vérité même. Son témoignage se suffit à lui-même. Lorsqu'il envoie ses disciples dans le monde, « comme le Père m'a envoyé », il leur dit simplement: « Vous serez mes témoins ». Témoins des faits, rapporteurs des paroles, même si, durant un certain temps, les faits demeurent, pour eux et leurs auditeurs, scandaleux; même si les paroles demeurent mystérieuses. Ce qu'on exige d'un témoin, c'est qu'il soit fidèle, qu'il transmette exactement le bon dépôt de la Révélation. Il est arrivé que l'intérêt personnel, l'ambition du pouvoir, l'attachement à des préjugés moraux, nationaux, philosophiques... ont altéré le témoignage chrétien. De ce fait, le Salut gagné et promis a été empêché, et un phénomène de rejet s'est manifesté au cours de l'histoire à l'égard du Christianisme.

 

L'expérience théologique

 

Si, dans un premier temps, le critère de la vérité théologique repose sur la seule autorité de Dieu, dans un second temps, cette même vérité apparaît nettement à la conscience humaine, dans la mesure où elle devient suffisamment clairvoyante pour se juger face à la sainteté de son Créateur. De même que les lois scientifiques ont été démontrées vraies par l'expérimentation, de même les lois promulguées par Dieu sur la conduite humaine sont reconnues vraies par l'expérience. Mais jusqu'ici cette expérience est restée sommaire. D'abord très peu d'hommes ont été informés de la Révélation divine; ceux qui en furent informés n'ont eu que peu de temps, au cours de leur brève existence terrestre, pour comprendre cette Révélation et y conformer leur conduite; enfin l'humanité entière, malgré six millénaires de détresse et de mortalité, refuse d'admettre que de tels malheurs proviennent uniquement de la transgression des lois divines. De fait l'erreur constante des théologies est de rendre Dieu plus ou moins responsable de nos maux.

 

Le bilan de l'histoire

 

L'expérience théologique, au moins en terre chrétienne, est cependant d'ores et déjà suffisante pour que nous puissions « juger l'arbre à ses fruits ». Parlant en effet des prophètes, ou de ceux qui se prétendent tels, Notre Seigneur Jésus-Christ nous exhorte, avec une extrême insistance, à faire un exact discernement. Le faux prophète - ou le faux témoin - ne dit pas le contraire de la vérité : il serait immédiatement reconnu comme tel Le témoignage ou la prophétie sont «faux» lorsqu'ils présentent un mélange de vérité et d'erreur. C'est le gâteau empoisonné. Danger immense... C'est pourquoi Notre Seigneur insiste tant en poussant jusqu'à l'extrême la comparaison de la vigne et des chardons, des épines et du figuier : l'arbre se juge à ses fruits. Cela signifie qu'une doctrine est authentiquement vraie lorsqu'elle procure à la créature humaine un bonheur parfait s'épanouissant dans la vie impérissable. C'est là précisément qu'est l'exacte volonté de son Créateur. Tant que ce résultat n'est pas atteint, nous absorbons encore le poison caché dans le gâteau.

 

Méthode

 

Dans de telles perspectives la méthode à suivre devient évidente : il faut avoir l'intelligence de l'Histoire, sachant que «intelligere» signifie « lire à l'intérieur de ». Il ne suffit pas d'être informé des faits, Il faut en comprendre la signification par rapport à la théologie en vertu de laquelle les faits se sont produits. La première partie de ce livre aidera à cette vue théologique de l'Histoire. Dans la seconde partie, nous établirons le canon de la véritable théologie, ou, si l'on préfère, les règles de la foi, la foi étant l'assentiment rationnel et libre de la créature humaine à la pensée de son Créateur, en vue de son application pratique.

 

 

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